Albert Debaty (1912 – 2003)

(photographie de 1927 – collection Jean-François Piraux)

Le premier « Portrait d’un ancien » était consacré à un de ces hommes au destin exemplaire. Etienne van Wassenhove était un homme résolu. Ainsi, à peine sorti du Collège, il se tourna vers la carrière militaire qui l’accompagna toute sa vie. Il en va différemment pour son contemporain, Albert Debaty. Sa trajectoire fut plus «sinueuse », tant les activités de ce diplômé de la promotion 1930 furent diverses et variées.

(Photo parue dans Vlan du 6 novembre 1996)

Albert Pierre Sylvain Antoine DEBATY naquit à Schaerbeek le 23 septembre 1912. Il était le fils de Léon Debaty, délégué d’agent de change, né à Molenbeek-Saint-Jean en 1889 et de Marthe Decerf (1891-1931), originaire d’Ittre. Bien que né à Bruxelles, sa famille était originaire de Wallonie et Albert était issu d’une lignée de robustes cultivateurs qui fécondèrent la Famenne et le Brabant wallon[1]. De 1927 à 1930, il accomplit les trois dernières années de ses humanités au Collège Cardinal Mercier faisant ainsi partie de la toute première promotion sortie de l’établissement en 1930. Selon son propre témoignage, ces années furent une véritable révélation, en contraste complet avec les trois précédentes passées dans une école de la capitale. Le magazine Voilà rapporte qu’il fit une excellente troisième, une remarquable poésie et une rhétorique éblouissante où il battit tout le monde au sprint pour le français, le latin, le grec, la géographie.

Au vu de telles dispositions intellectuelles, il semblait naturel qu’Albert Debaty poursuive des études universitaires. Il n’en fut pourtant rien, car ses parents traversèrent de pénibles moments et connurent de durs revers de fortune. Cette évocation renvoie sans doute au décès prématuré de sa mère survenu le 25 juillet 1931, dans un hôpital de Saint-Josse-ten-Noode. L’acte de décès indique qu’elle résidait rue Wauwerman dans la même commune, tandis que son mari était domicilié rue Stéphanie à Bruxelles. Cette différence d’adresse ne permet cependant de tirer des conclusions hâtives. En revanche, les durs revers de fortune auxquels Albert fait allusion méritent que l’on s’y attarde.

La profession de Léon Debaty, délégué d’agent de change, l’exposait-elle à des difficultés financières ou judiciaires ? Les sources disponibles permettent au moins de constater qu’après la Seconde Guerre mondiale, il fut impliqué dans ce que la presse appela l’affaire des laveurs d’affidavits[2].

À la libération, en octobre 1944, les autorités belges imposèrent la déclaration de tous les titres financiers, notamment afin d’identifier ceux détenus par les personnes soupçonnées d’avoir collaboré avec l’occupant. Avant toute transaction, banques ou agents de change devaient apposer sur ces titres un certificat de déclaration, appelé « affidavit ». L’enquête révéla cependant l’existence de nombreuses fausses déclarations permettant de « blanchir » des valeurs mobilières et d’en masquer l’origine. Plusieurs agents de change furent poursuivis.

Dans l’un des dossiers, connu sous le nom d’« affaire Debaty », le père d’Albert, qui s’était réfugié à Menton, fut condamné à un an de prison et à une amende de 50 000 francs[3]. L’État belge obtint en outre 7 millions de francs de dommages et intérêts. Ces événements appartiennent certes à l’immédiat après-guerre, mais ils laissent supposer que les difficultés financières évoquées par Albert Debaty trouvaient peut-être leur origine dans une situation déjà fragile avant le conflit, sans qu’il soit toutefois possible de l’affirmer avec certitude.

Malgré ces circonstances difficiles, Albert Debaty ne se laissa pas décourager. Il trouva rapidement un emploi de correcteur dans une grande imprimerie bruxelloise, où ses compétences furent immédiatement appréciées. Parallèlement, il entama une collaboration avec  Les Sports. Le jeune homme ne manquait en effet ni de talents ni de centres d’intérêt. Des années plus tard, il confiera avoir pratiqué diverses activités sportives : athlétisme, équitation, natation, tennis de table ajoutant que comme coureur de 800 mètres {il avait même} participé à des épreuves internationales[4]. Lors de la naissance de sa fille Christiane, le quotidien Les Sports annonça d’ailleurs l’heureux événement en saluant notre ami et ancien collaborateur — et aussi athlète de valeur[5].

Après une année passée dans l’imprimerie, Albert Debaty décida de reprendre ses études. Sa marraine accepta en effet de financer les cours, lui permettant de réaliser une ambition jusque-là contrariée. Son choix se porta sur l’Institut supérieur consulaire de Mons, orientation qui peut surprendre chez un ancien élève des humanités gréco-latines. Les débuts furent difficiles, mais son travail acharné porta rapidement ses fruits. Il termina ses études avec grande distinction et fut choisi pour représenter son établissement lors de la Coupe de l’Union nationale des étudiants. Son exposé, consacré aux carrières offertes aux licenciés en sciences commerciales, y fut primé.

Diplôme en poche, Albert Debaty choisit de se tourner vers l’enseignement. Il accepta la proposition de l’abbé René Verbruggen de rejoindre le Collège Cardinal Mercier, car ce directeur qui avait été jadis son professeur {…} se souvenait de l’impression profonde qu’avaient faite sur lui les qualités de style de l’ex-lauréat du « Blé qui lève »[6]. Cette distinction remontait à son adolescence.Âgé d’à peine quinze ans, Albert Debaty avait collaboré au « Blé qui lève », un hebdomadaire catholique, soutenu par le cardinal Mercier et destiné à raviver la foi, en particulier auprès de la jeunesse. L’un de ses contes, salué pour sa qualité littéraire, lui valut un prix et fut lu publiquement par la célèbre cantatrice belge, Clara Clairbert[7].

Au Collège Cardinal Mercier, il enseigna le français et le latin de septembre 1934 à janvier 1941, tout en conservant ses activités de journaliste sportif, car ce professorat n’était pas grassement rétribué. Loin de là… Il collabora ainsi à l’hebdomadaire Bloc[8] aux côtés de plusieurs anciens élèves du Collège parmi lesquels Bernard Denoncin, Emmanuel d’Hoogvorst, André Folon, Eugène Berlandina et Jean Le Boulangé.

Le 17 juillet 1937, il épousa Andrée Depaifve (1913-1955) à Woluwe-Saint-Pierre, commune où elle résidait. La publication de mariage avait été affichée Braine-l’Alleud, le 4 juillet précédent. Le jeune couple s’établit rue Demanet dans la cité brainoise, où naquit leur fille Christiane en 1938.

À l’occasion du XVe anniversaire du Collège, les anciens élèves souhaitèrent marquer l’événement d’une manière toute particulière. Albert Debaty fut invité à y prononcer une causerie littéraire fort goutée sur Madame Scarron[9]. Ses années de professorat jouèrent un rôle important dans son évolution intellectuelle. C’est au contact de ses collèges qu’il développa ce qu’il appelait lui-même son délassement linguistique. Dans un entretien, il confia qu’avec d’autres professeurs, il entreprenait bien souvent des discussions au sujet de la langue française. De plus en plus, j’apprenais à me méfier des grammaires qui nous servaient pour l’enseignement, et auxquelles je trouvais des défauts extrêmement graves. Par la suite, la vie a fait de moi un fonctionnaire et un journaliste-philologue[10].

La campagne des Dix-Huit Jours[11] et l’effondrement de mai 40 interrompirent brutalement cette carrière d’enseignant. Privé de son traitement, il dut chercher de nouvelles sources de revenus. Il proposa alors ses services à l’hebdomadaire Voilà, avec l’intention d’y tenir une chronique sportive. Cette rubrique ayant déjà été confiée à un autre collaborateur, le hasard l’orienta vers un tout autre domaine : la philologie.

Collaborer à Voilà n’était toutefois pas anodin dans la Belgique occupée. Après l’interdiction de Pourquoi pas ? par les autorités allemandes, en raison des positions que l’hebdomadaire avait défendues avant-guerre, Voilà avait largement repris la formule, tant par sa présentation que par plusieurs de ses rubriques. C’est pourquoi cet hebdomadaire occupe une place particulière dans le paysage de la presse belge sous l’Occupation.

Pendant plus de trois ans, Albert Debaty publia chaque vendredi une chronique sous le pseudonyme d’Agénor Tograff. Le succès fut immédiat. Ses articles, qui abordaient avec humour et érudition les difficultés de la langue française, fidélisèrent un vaste lectorat et suscitèrent une abondante correspondance. Un journal de l’époque est d’ailleurs particulièrement élogieux sur le travail de notre philologue : Par son esprit enjoué ou caustique, par le charme de son jugement, Albert Debaty met tout le monde en confiance et des gens qui n’avaient jamais lu dix lignes de grammaire française sans bâiller à se décrocher la mâchoire, se mettent à parcourir régulièrement chaque semaine les plates-bandes d’Agénor Tograff et même entretiennent des relations épistolaires avec lui ; ceci pour prouver que l’enseignement de ce professeur d’élite — car il s’agit d’un enseignement — est donné d’une manière qui plaît, ce qui est bien la meilleure méthode pédagogique qui soit[12].

(source KBR – Bruxelles)

À ceux qui s’interrogeaient sur l’existence d’une muse inspirant Agénor Tograff, Voilà apporta une réponse quelque peu inattendue. Son inspiratrice n’était autre que son épouse, Andrée Depaifve, affectueusement surnommée « Bobonne ». Selon l’hebdomadaire, elle est presque aussi « calée » que son mari ès bonnes manières littéraires… Elle est, chaque semaine, la première à savourer les exquises chroniques maritales. Elle les juge avec une douce impartialité, elle les discute aussi parfois et elle se fait sévère[13].

Le succès de ces chroniques conduisit à leur publication en volume sous le titre Les vendredis d’Agénor Tograff. Paru en 1944, dans la collection Voilà, l’ouvrage fut préfacé par Abel Hermant, alors membre de l’Académie française. Après la libération, celui-ci sera condamné pour faits de collaboration et exclu de cette institution. L’ouvrage reçut le prix Lange décerné par l’Académie française[14].

Le nom d’Albert Debaty demeure également associé à un ouvrage qui occupe une place singulière dans son parcours : la première traduction française du célèbre roman de John Steinbeck The Grapes of Wrath, publiée sous le titre Grappes d’amertume[15]. Si la page de titre ne lui attribuait que « le texte français définitif », de nombreux commentateurs de l’époque le considérèrent comme l’un des traducteurs de l’ouvrage. La véritable traductrice était une journaliste allemande, Karin Hatker, collaborant au magazine rexiste La Toison d’or, publié à Berlin. En 1944, celle-ci se rendit à Sigmaringen, où elle interviewa plusieurs personnalités du régime de Vichy[16] exilées dans cette ville du Wurtemberg, Louis-Ferdinand Céline[17], Robert Le Vigan, Corinne Luchaire…

La question se pose de savoir pourquoi les nazis autorisèrent la publication d’un tel livre, écrit par un Américain. Le journaliste Nemo en première page du Journal de Charleroi en apporte la réponse : ils avaient autorisé la mise en vente, parce qu’ils espéraient que ces peintures parfois sévères de la société américaine serviraient leur propagande[18]. Dans le même article, il regrette que le livre ait été traduit, très mal, très mal d’ailleurs par Karin Hatker et Albert Debaty. Même son de cloche dans un autre journal qui regrette certaines hérésies de langage, redevables sans doute aux traducteurs[19]. Quant au Nouveau journal, il leur reproche d’avoir procédé par approximations, tantôt recourant à un argot conventionnel, tantôt s’appliquant à un purisme excessif, ce qui rend en définitive leur adaptation incolore et un peu inconsistante[20].

Robert Debaty ne semble pas avoir été inquiété à la libération. Durant cette période particulièrement incertaine et chahutée, il valait mieux être débrouillard et entreprenant. Avec deux amis de l’époque, André Sinave (1921-1992) et Maurice Leblanc (1915-2008), il partageait la même ambition : faire de l’édition. Le premier fut sans doute rencontré durant son professorat au Collège puisque ce natif d’Ypres était domicilié à Baulers[21] et fréquenta l’École normale de Nivelles. Par tous ceux qui l’ont côtoyé, Sinave est décrit comme un créatif de génie, capable d’avoir plusieurs idées en même temps, mais s’en désintéressant rapidement, pour passer à autre chose. Quant au second, Maurice Leblanc, fonctionnaire des douanes avant la guerre et ancien résistant, c’est un homme rigoureux, un véritable manager.

Grâce à Sinave, le trio avait pu acheter, à un prix normal, un stock de papier finlandais, ce qui était assez exceptionnel, car en 1944, le papier était très rare et très cher[22]. C’est ainsi que fut lancé Cœur, une collection de romans d’amour complets paraissant chaque semaine. Cela ne volait pas très haut, certes, mais cela a rapporté de l’argent tout de suite. Or, aucun {des trois} n’était très fortuné…[23]. Au début, les membres du trio écrivaient eux-mêmes les histoires. Une seconde publication vint très vite s’ajouter au catalogue, Ciné-Sélection. Un seul éditeur, Yes, qui occupe à cette époque le second étage dans un modeste immeuble situé rue du Lombard.

Mais André Sinave ne se contenta pas de ces deux publications. Il rêve de publier un journal pour enfants. Et pas n’importe lequel puisqu’il souhaite éditer de nouvelles aventures de Tintin. Or, à ce moment, le créateur du célèbre globe-trotter, vit des heures difficiles. Même s’il n’a séjourné qu’une seule nuit en prison, il craint de ne pas recevoir le certificat de civisme lui permettant de poursuivre son œuvre[24]. Le contact avec Georges Remi se fit par l’intermédiaire de Pierre Ugeux, l’un des enfants du fondateur du « Petit Vingtième ». Hergé se montra intéressé, mais son dossier était encore entre les mains de la justice[25]. Entretemps, les éditions Yes furent fondées en décembre 1944 par Raymond Leblanc, André Sinave et Albert Debaty. Le siège fut établi au 55, rue du Lombard.

À cette époque, Sinave s’intéresse de plus en plus au cinéma et lance l’idée d’un concours de beauté qui pourrait aider Ciné Sélection à accroître son audience. Mais l’élection de la plus belle fille de Belgique tourne au scandale. Selon le témoignage rapporté par Jean Plessis[26], Debaty et Sinave ont eu tendance à vouloir examiner de trop près les mensurations de certaines candidates mineures. Cela n’a pas été du goût des mères qui n’ont pas hésité à se plaindre ? Le scandale a été étouffé, moyennant une démission discrète de ces deux enfants dans l’âme.

Mais l’affaire n’en resta pas là. Raymond Leblanc ne pouvant accepter un tel comportement, il décida de mettre un terme à sa collaboration avec le tandem et de fonder une nouvelle société avec Georges Lallemand[27]. C’est ainsi que naquirent les Éditions du Lombard, le 8 août 1946. Elles s’installèrent dans les locaux de Yes, au 55 de la rue du Lombard. Le Journal de Tintin était lancé et allait connaître un immense succès.

Les infortunés Sinave et Debaty décidèrent de repartir de zéro en créant les Éditions du Nervien le 13 décembre 1947[28]. La majorité du capital fut apportée par « Bobonne », l’épouse Debaty. Ils lancèrent Jeudi Soir à Mons, une feuille publicitaire, un toutes-boîtes qui fusionnera plus tard avec Vlan de Bruxelles. Cela ressemble à un baroud d’honneur. En 1954, André Sinave part pour le Congo en tant qu’enseignant. Quant à Albert Debaty, il se tourne vers Raymond Leblanc qui va l’accueillir dans son giron, mais uniquement en tant que vendeur. Dans une interview, on précise qu’il s’occupait durant 35 ans des ventes de Tintin, parcourant toute la Belgique, à l’écoute des libraires. Debaty ne joua aucun rôle prépondérant dans la gestion et l’expansion des Éditions du Lombard, mais il est significatif de voir que cet homme « cultivé » s’occupa du côté de Liège et de Mons de nombreuses activités culturelles, tout en se vantant de son amitié avec Hergé.

Albert Debaty s’éteignit le 14 mars 2003 à Uccle. Son faire-part de décès rappelait les principales étapes de son parcours : licencié en sciences commerciales et consulaires, lauréat des Interfacultaires de Commerce (Université de Liège), ancien combattant 1940-1945, cofondateur des Éditions du Lombard, fondateur de l’hebdomadaire Jeudi-Soir, membre fondateur de l’Union de la presse régionale gratuite. Une seule facette de son parcours n’y figurait pas : ses chroniques signées Agénor Tograff. S’agissait-il d’une omission délibérée ou d’un simple oubli ?


[1] De nombreuses citations sont tirées de l’article paru dans le magazine Voilà du 23 juin 1944 qui n’hésita pas à lui consacrer sa une, sous le titre de Agénor Tograff, notre vigilant et spirituel grammairien.

[2] La Lanterne du 23 juin 1950.

[3] Jugement rendu le 11 juillet 1951 par la 21e chambre du Tribunal correctionnel.

[4] Entretien avec Robert Bebronne paru dans Le Nouveau Journal du 8 décembre 1943.

[5] Les Sports du 25 septembre 1938.

[6] Voilà, op. cit., p.1.

[7] Le jeune Georges Remi, alias Hergé, dessina ses premières illustrations dans la même revue entre 1924 et 1925. On dit qu’il s’inspira de Clara Clairbert pour le personnage de la Castafiore dans Tintin.

[8] Dans le prolongement du séisme électoral de mai 1936 (marquée par la victoire du parti rexiste), l’Union catholique belge se réorganisa pour devenir le « Bloc ». C’est dans cette optique que le député Charles du Bus de Warnaffe lança en octobre 1936 un hebdomadaire éponyme. Un an plus tard, il cessa de paraître confronté à des difficultés financières. Il est à noter que la publication était domiciliée au 63, rue Montoyer à Bruxelles où s’installa peu de temps après René Verbruggen en tant qu’aumônier militaire.

[9] La Libre Belgique du 30 mai 1939.

[10] Entretien publié dans Le Nouveau Journal du 8 décembre 1943.

[11] Albert Debaty avait été mobilisé dans l’artillerie avec le grade de maréchal des logis (source : Revue du Cardinal Mercier, Nos professeurs, anciens professeurs et anciens élèves, mars 1940, p. 106).

[12] Journal de Charleroi du 25 novembre 1943.

[13] Voilà, op. cit., p.2.

[14] A. Debaty, Les vendredis d’Agénor Tograff, Bruxelles,collection Voilà, 1944, 250 p.

[15] John Steinbeck, Grappes d’amertume, traduction Karin de Hatker, texte français définitif d’Albert Debaty, Bruxelles, Éditions de Kogge, 1942, 704 p.

[16] Ces interviews furent republiés en 1992 ; Karin Hatker, Céline, Degrelle et quelques autres à Sigmaringen, Au Bon Larron.

[17] Dans le livre de Pierre Assouline, Sigmaringen, un passage est consacré à la rencontre entre le Dr Destouches alias Céline et la journaliste dans le petit cabinet médical de cette ville : « Je ne peux pas travailler. Il me faut au moins une table et une chaise {…} J’a besoin de me sentir à l’aise et je ne peux pas me sentir à l’aise dans un pays où je ne suis pas venu de plein gré {…} (Éditions Gallimard collection Folio, p.208).

[18] Journal de Charleroi du 8 juin 1944.

[19] La Gazette de Charleroi du 10 juin 1944.

[20] Le Nouveau journal du 8 juin 1944.

[21] Avant de s’établir route du Lion dans la cité brainoise.

[22] Souvenirs d’un Ucclois, Albert Debaty autour du berceau du « Journal Tintin », interview parue dans Vlan le 6 novembre 1996.

[23] Vlan, op.cit.,

[24] Vlan, op.cit.,

[25] Son dossier judiciaire ne fut définitivement classé qu’en décembre 1945.

[26] J. Plessis, Raymond Leblanc : le magicien de nos enfances ; la grande aventure du journal Tintin, Paris, édition Fallois, p.40.

[27] Georges Lallemand fut important dans le financement du projet. Il était une relation de Sinave dans le milieu cinématographique.

[28] DannY De LaeT, André Sinave et le rêve inaccompli : la naissance des éditions du Lombard, Les cahiers BDXIII, 2018, 39 p. L’article est également disponible sur le site BD oubliées .com qui nous a aimablement autorisés à reproduire certains extraits. Les citations figurant dans ce paragraphe en sont extraites.

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